Récit d’une emprise qui vole en éclats, Le folioscope nous entraîne dans un univers singulier, à la fois poétique et très concret, drôle et tendre.
Zélie, muette, gère ses post-it avec rigueur. La taille XXL est utilisée pour ses dessins, la taille L pour la liste des courses et la taille S pour s’adresser à son père Octave, artiste infatigable dont elle s’imagine être la muse. Elle tient également en réserve, toujours prêt à être brandi, son post-it joker : On ne coupe pas la parole à une muette !
Reste un post-it non répertorié, roulé en boule et jeté dans une poussette, objet de l’enquête de Roméo Palladino, l’acteur engagé pour tourner un film inspiré du folioscope de Zélie.
Que cache ce post-it bâtard ? D’où vient-il ?
Aurait-il un lien avec la jeune femme de l’aéroport qui propose aux voyageurs de participer au concours de la plus belle déclaration d’amour ?
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Magali Desclozeaux a exercé plusieurs métiers dans le théâtre et le cinéma. Partie vivre en Italie, elle est devenue traductrice de scénarios avant de revenir en France et de poursuivre en parallèle ses activités de traduction et de romancière. Après Le crapaud (Plon, 1997), sélectionné pour le Goncourt du premier roman, Un deuil pornographique (Flammarion, 2003), Une loge en mer (éditions du Faubourg, 2020), Magali Desclozeaux, à l’écriture inventive et maîtrisée, publie ici son quatrième roman.



